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Integrated Crop-Livestock Conservation Agriculture for Sustainable Intensification of Cereal-based Systems in North Africa and Central Asia

Lieu: tunisia, Africa
Sustainable management of natural resources Sustainable management of natural resources
Budget total: € 500.000,00 | P�riode: De avril 2013 à

Résumé

L’expérience se scinde en plusieurs activités :
1) Evaluation ex - ante des technologies de l’AC ;
2) Amélioration de l’intégration culture-élevage en AC grâce à des stratégies de pâturage optimisé des chaumes et de la disponibilité accrue de fourrage ou d'arbustes fourragers.
3) Développement de paquets techniquessous Agriculture de Conservation spécifiques au site affiné et diffusés pour améliorer la productivité agricole, l'utilisation efficace des ressources et la rentabilité.
4) Développement des capacités, la formation, dissemination de l’information et des connaissances dans la région ciblée

Partenaires

National Institute of Field Crops - Tunisie

Candidat guide

1) Mener des recherches appliquées dans le secteur des grandes cultures (céréales, légumineuses à graines et fourrages) 2) Mener des études stratégiques, études de marché et des filières dans le secteur des grandes cultures 3) Formation des techniciens 4) Encadrement des agriculteurs 5) Développement des supports de vulgarisation 6) Assurer la coordination entre l’administration, la recherche et la profession pour le suivi du déroulement de la campagne agricole.

National Institute of Field Crop - Tunisie

Partenaire de l'initiative

National Institute of Agricultural Research of Tunisia - Tunisie

Partenaire de l'initiative

• Mener des programmes de recherche dans le domaine des Sciences Agronomiques et des études socio-économiques du monde rural. • Créer des variétés végétales et des races animales améliorées. • Participer à la formation et à l’encadrement des étudiants et des techniciens. • Apporter son concours aux activités de vulgarisation

Gestion durable en synergie entre cultures, élevage et sol.

L’innovation développée consiste à amener une communauté cible de la zone semi-aride à se convertir du système de l’agriculture conventionnelle l’Agriculture de Conservation respectant trois principes interdépendants: (1) amélioration de la couverture du sol particulièrement à travers la rétention des résidus de récolte à même le sol, (2)perturbation minimale du sol à travers le travail minimum ou le semis direct et (3) conduite de rotations culturales diversifiées et rentables afin d’améliorer la teneur du sol en matière organique et de briser les cycles biologique des maladies et des herbes adventices.Pour cela, un programme intégré a été développé puis mis en œuvre par une équipe multidisciplinaire et multi-institutionnelle. 

Dans le Gouvernorat de Siliana, les principales zones agricoles sont utilisées pour les céréales(blé et orge) et dont leur gestion n’est pas très intensive en raison des exploitations de petite taille ainsi que des aléas climatiques. Ce système agricole est associé à un élevage(ovin et caprin) plus ou moins marginalisé. Quant à la production de fourrage(principalement l'avoine) est caractérisée par son lien étroit avec les conditions climatiques qui la rendraient variable d'une année à l'autre. Dans ce gouvernorat, les terres agricoles sont menacées par l'érosion hydrique qui, au fil des années, a causé d'énormes pertes de sols et la dégradation de leur qualité. Les méthodes de culture, sur la base de la mécanisation, ont également aggravé la situation. Ainsi, la conservation des sols sont devenus une préoccupation majeure.
L'agriculture de conservation (AC), sur la base de non-labour, s’avère efficace, entre autres, à la rétention d'eau et la limitation de l'érosion.
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L’introduction des légumineuses fourragères (vesce, sulla, lathyrus) dans les rotations céréalières a un impact positif à double titre :
+ Apporter les protéines nécessaires pour équilibrer la ration de base des petits ruminants
+ Contribuer à l’amélioration des rendements des blés qui les succèdent grâce à leur faculté à fixer symbiotiquement l’azote
+ La vesce en pâturage d’été (plante entière) constitue une ressource fourragère de qualité, équilibrée et apte à assurer une bonne croissance des petits ruminants. Elle constitue en même temps, une alternative intéressante aux résidus de récolte des céréales pendant la période estivale.

 

Le programme a concerné la communauté de Chiouerbnia au sud du gouvernorat de Seliana, ayant un bioclimat semi-aride avec une moyenne pluviométrique de 400 mm. Les principaux bénéficiaires de cet initiative sont les agriculteurs-eleveurs dont le moyen de subsistence dépendent du parcours, des céréales et ayant un accès limité aux informations et technologies pertinentes. Un accent particulier est mis sur le ciblage des femmes et la jeunesse pour assurer la continuité entre les générations et les connaissances et les compétences générées.
Quelques données sur la communauté cible :
• Nombre de ménages : 232 correspondants à 1500 habitants. Effectif des  agriculteurs 218 dont 84% ont une superficie < 5 ha.
• Taux des hommes 47% et des femmes 53%
• Taux de chômage 8,4 %
• Taux d’exode 15%

Photo.5.1 Vue d'un champ en pratique d'agriculture de conservation à Chouarnia dans la région du centre ouest tunisien

Dans ce projet, des chercheurs et des ingénieurs de cinq instituts et de différentes disciplines sont impliquésdans la mise en œuvre du programme.
+ De l’INRAT : Mohamed Chakroun (Agronomie- amelioration des plantes), Salah Ben Youssef (Agronomie – cultures fourragères), Sourour Abidi (nutrition Animale), Mohamed Annabi (sciences duSol), Hatem Cheikh M’Hamed (Agronomie), Noura Omri (Phytopathologie).
+ De l’INAT : Nizar Moujehed (nutrition Animale), Hatem Chaar (Agro-foresterie).
+ De l’ESA-Mograne: Aymen Frija (Agro-economiste), Ayoub Fouzai (Agro - economiste).
+ De l’INGC: Houcine Angar (Agronomy), Mohamed Ali Hannechi (Agronomy).
+ Du CRDA - Siliana : Hichem Lakhther (service de vulgarisation)
+ De l’ICARDA: Hichem Ben Salem (coordinateur du Programme), Serkan Ates (Cultures Fouragères), Mounir Louhichi (pastoraliste), Jane Wamatu (nutrition Animale).
Un budget de fonctionnement et un semoir direct ont été fourni par le Fond International de Développement Agricole (FIDA).

Photo.6.1 Equipe de recherche impliqué dans le projet de développement CLCA

1ère difficulté
Les résidus de céréales constituent une ressource fourragère importante et gratuite pour les petites exploitations pendant la période estivale.La nécessité de maintenir les résidus à même le sol, a constitué une contrainte majeure à l’adoption de cette technologie. Il a donc fallu choisir un agriculteur leader qui  a volontairement interdit l’accès à ses chaumes pour permettre de dégager les conclusions scientifiquement valables. Aussi, un travail d’optimisation de la gestion des résidus est mené en station de recherche et où l’on a montré que la valeur alimentaire des chaumes diminue drastiquement à partir de la troisième semaine après récolte.
2ème difficulté
La cherté du semoir direct a elle aussi constitué un handicap majeur pour l’adoption de l’Agriculture de conservation. Nous avons opté vers l’acquisition d’un semoir 3 m de large de fabrication australienneet dont le prix est l’égerment supérieur à celui du semoir conventionnel

La conversion vers l’Agriculture de Conservation s’accompagne d’une économie substantielle en énergie (fuel) et en temps sur l’opération de préparation du sol et de semis. En un seul passage du semoir direct, on assure le remplacement de 3 à quatre façons culturales y compris le gros labour et la fertilisation de fond.
Par ailleurs, l’effet mulch (préservation de l’humidité du sol) et le maintien des résidus de récolte sur le sol et la diversification des culturesest de nature à augmenter à moyen et à long terme la teneur du sol en matières organiques et de stimuler par conséquent, la croissance de la microflore et de la micro-faune du sol garant d’une meilleure santé et fertilité du sol.
L’implantation des arbustes fourragers lelong des lignes de niveau est susceptible de fournir non seulement du fourrage (réserve sur pied) pour combler les périodes de creux fourragers, mais aussi un abris et de l’ombre pour la faune sauvage en dehors des parcelles semées.

L’agriculture de conservation (AC) est durable dans plusieurs pays en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe. Les résultats issus de nos recherches en AC peuvent être transférés dans d’autres régions similaires au niveau de la Tunisie ainsi que dans les autres pays d’Afrique du Nord (Algérie et Maroc). La journée d’information, conduite en Mai 2014, nous a permis d’inscrire d’autres agriculteurs non seulement de Chouarnia mais aussi de l’Aroussa et d’El Krib

 

Dépliants :
+ 6 dépliants (fournies en pièces jointes)
+ Plusieurs journées d’information thématiques organisées tout au long du deroulement du projet
+ Plusieurs chercheurs, techniciens et doctorants  ont participé à des stages de formation de courte durée sur différents sujets liés à la thématique du projet.

../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.1 CLCA version anglaise
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.2 CLCA version arabe
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.3 Agriculture de conservation, version arabe
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.4 Agriculture de conservation, version française
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.5 Agriculture de conservation et élevage,version arabe
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.6 Agriculture de conservation et élevage, version française
../file-system/small/pptx ../file-system/small/pptx Doc.7 Poster en lange arabe illustrant l'agriculture de conservation