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The use of non-conventional water resources for irrigation of olive trees in Tunisian arid regions

Lieu: tunisia, Africa
Sustainable management of natural resources Sustainable management of natural resources
Budget total: € 250.000,00 | P�riode: De janvier 2000 à

Résumé

Eu égard aux changements climatiques sévères affectant les milieux semi aride et aride de la Tunisie et les sécheresses fréquentes, réduisant les productions de l’oléiculture dans ces zones et fragilisant davantage les écosystèmes naturels, l’irrigation de l’olivier est de plus en plus développée. Cependant, devant la rareté des eaux douces (75 % des nappes phréatiques et 57 % de celles profondes sont d’une salinité supérieure à 3 g / L), le recours à l’usage des eaux de qualité médiocre est en extension. Actuellement, les oliveraies irriguées s’étendent sur une surface de 52.000 ha et atteindront 100.000 ha en 2025. Plus que 60 % sont irriguées aux eaux salines, en plus de 6000 ha irriguées aux eaux usées traitées provenant des stations d’épuration répandues sur tout le territoire national.

Partenaires

Olive Tree Institute Tunisia - Tunisie

Candidat guide

Office of Publics Domaines - Tunisie

Partenaire de l'initiative

Faculty of Sciences of Sfax - Tunisie

Partenaire de l'initiative

Les eaux de basse qualité : Valorisation par l'olivier.

Les eaux salines (92% des 1051,5 million m3 disponibles au Sud) et celles usées traitées (268 Mm3) sont actuellement utilisées en grandes quantités pour l’irrigation des plantations dans le Sud (palmeraies, oliveraies, cultures fourragères et maraichères).  Avec la recrudescence des sécheresses suite aux changements climatiques survenus en Tunisie, l’appui et le renforcement de l’utilisation de ces ressources en eau sont impératifs. Cet usage permettra outre le bénéfice économique (génération et augmentation des productions à valeur ajoutée), une stabilité social en rattachant les populations rurales à leurs terres et en limitant l’exode et la migration.
De nos jours, 427.100 hectares sont irrigués dont 77.000 ha plantés en oliviers (52.000 ha olivier à huile et  25.000 ha de table). Eu égard à la faible quantité d’eaux douces disponibles, les surfaces irriguées aux eaux salines dépassent la moitié et celles irriguées aux eaux usées traitées ont atteint 12.000 ha en 2011.

L’utilisation du système goutte à goutte L’utilisation du système goutte à goutte pour l’irrigation des oliveraies en milieu aride tunisien, permet une économie d’eau d’irrigation, une meilleure répartition des sels nocifs et un bon lessivage de ceux-ci lors des épisodes pluvieux.
L’utilisation du système goutte à goutte L’utilisation du système goutte à goutte pour l’irrigation des oliveraies en milieu aride tunisien, permet une économie d’eau d’irrigation, une meilleure répartition des sels nocifs et un bon lessivage de ceux-ci lors des épisodes pluvieux.

Le Sud tunisien se caractérise par un climat méditerranéen chaud et sec, où les précipitations annuelles sont inférieures à 250 mm. Les températures estivales excèdent 40 °C et l’ETP est supérieur à 1500 mm / an. Dans ce contexte d’aridité climatique, conjugué à une autre édaphique (appauvrissement et dégradation des sols), l’agriculture pluviale est devenue peu productive et tend à être délaissée et l’irrigation des exploitations agricole s’étend (dans l’espace et le temps).
Devant la sensibilité d’un grand nombre d’espèces végétales à la salinité de l’eau utilisée, l’extension des oliveraies irriguées est capitale. Cela permet une amélioration des productions et contribue à la sécurité alimentaire des populations et leur fixation à leurs terres, devenues productives.

l’irrigation des oliveraies Avec la recrudescence de la sécheresse devenues presque cycliques en milieu aride (région sfaxienne entre 35 mm et 60 mm de pluies entre septembre 2012 et août 2013), le dessèchement des oliveraies et la réduction de leurs productions sont devenus fréquents. Pour remédier à ce fléau, l’irrigation des oliveraies intensives avec les eaux de faible qualité est développée. Elle permet une amélioration des production, sans toutefois générer des problèmes de salinisation et de pollution des sols.

La création de nouvelles plantations intensives d’olivier  en zones arides, irriguées par des eaux non conventionnelles, a permis de multiplier le nombre d’arbres par unité de surface en passant de 17 oliviers / ha en culture pluviales (écartement de 24 x 24 m) à 204, voire 277 oliviers / ha (7x7 m ;  6x6m).
Cela a automatiquement augmenté les rendements par hectares qui ont passé de 350 Kg / an à plus que 7000 Kg / ha / an. Les répercussions positives sur le rendement ont nettement amélioré les revenus des agriculteurs, sans toutefois affecter le capital sol. Par ailleurs, l’usage des eaux usées traitées sur des sols bien filtrants a substantiellement réduit le recours à l’usage des engrais chimiques de synthèse. De plus, cette pratique tend à réhabiliter les variétés autochtones bien ancrées au milieu par leur forte tolérance aux stress abiotiques, ce qui préserve le milieu aride de l’érosion génétique.

 

l’érosion génétique Le recours à des variétés importées du nord de la Tunisie ou de l’étranger a souvent des résultats fâcheux et contribue à l’érosion génétique. Sur ces deux planches représentant des photos pris le même jour, on note des perturbations physiologiques de la floraison de la variété d’olivier grecque Koroneiki, plantée au Sud tunisien dans la région de Mednine. Ce phénomène exceptionnel est induit par un hiver doux avec des températures clémentes ayant induit l’absence du repos hivernal de l’arbre.
l’érosion génétique Le recours à des variétés importées du nord de la Tunisie ou de l’étranger a souvent des résultats fâcheux et contribue à l’érosion génétique. Sur ces deux planches représentant des photos pris le même jour, on note des perturbations physiologiques de la floraison de la variété d’olivier grecque Koroneiki, plantée au Sud tunisien dans la région de Mednine. Ce phénomène exceptionnel est induit par un hiver doux avec des températures clémentes ayant induit l’absence du repos hivernal de l’arbre.

Les personnes cibles sont les agriculteurs qui vivent dans les zones arides, menacés par la perte de leurs plantations suite aux sécheresses répétitives ayant affectées la zone durant ces 35 dernières années (1981, 1987-1988, 1995, 1999-2002, 2008, 2012-2013).
En deuxième lieu, c’est le décideur (politicien) tunisien qui sera épargné des troubles sociaux résultant de l’exode rural, du manque d’emplois et de la migration clandestine.   

Titre à changer Quoique irriguées avec des eaux non conventionnelles, les variétés d’olivier autochtones du milieu aride se développe et produit d’une manière excellente. La qualité de leurs productions n’est nullement affectée par la salinité. Au contraire, leurs huiles se trouvent plus riches en substances phénoliques et en tochophérols, produits qui donnent une plus value à ces huiles et les rendent plus bénéfiques pour la santé humaine.
Titre à changer Quoique irriguées avec des eaux non conventionnelles, les variétés d’olivier autochtones du milieu aride se développe et produit d’une manière excellente. La qualité de leurs productions n’est nullement affectée par la salinité. Au contraire, leurs huiles se trouvent plus riches en substances phénoliques et en tochophérols, produits qui donnent une plus value à ces huiles et les rendent plus bénéfiques pour la santé humaine.
Titre à changer Quoique irriguées avec des eaux non conventionnelles, les variétés d’olivier autochtones du milieu aride se développe et produit d’une manière excellente. La qualité de leurs productions n’est nullement affectée par la salinité. Au contraire, leurs huiles se trouvent plus riches en substances phénoliques et en tochophérols, produits qui donnent une plus value à ces huiles et les rendent plus bénéfiques pour la santé humaine.
agriculteurs et les techniciens En milieu aride, où les productions en cultures pluviales sont faibles et aléatoires, les agriculteurs et les techniciens sont pleinement satisfaits des résultats obtenus avec l’utilisation des eaux non conventionnelles.

Scientifiques :
* Dr Béchir Ben Rouina, maitre de recherches agricoles à l’Institut de l’Olivier, Sfax.
Spécialiste en agronomie et en éco physiologie végétale appliquée à l’olivier.
* Dr. Chedlia Ben Ahmed, maître assistante à la Faculté des Sciences de Sfax, spécialiste en écophysiologie végétale.
* Dr Saida Bedbabis, assistante contractuelle à la Faculté des Sciences de Sfax, spécialiste en biologie et qualité des huiles.

Techniques :
Saïd Jilani, Technicien principal à l’Institut de l’Olivier, Sfax. Spécialiste en agronomie
+ techniciens des CRDA de Sfax, Gabès, Mdnine, Kebili et Tataouine travaillant sur le terrain et responsables du développement et de la vulgarisation auprès des agriculteurs.

Agriculteurs :
Nombreux agriculteurs dans les différents gouvernorats du Sud tunisien.

Dr. Béchir Ben Rouina Dr. Béchir Ben Rouina, lors d’une visite de terrain pour la démonstration de la taille de formation des jeunes oliviers
Formation des gents L’équipe de recherche – développement de l’Institut de l’Olivier, n’a épargné aucun effort pour former les gens dans le cadre de l’assistance technique qu’elle fournie aux techniciens du développement et aux agriculteurs. Sur la photo de gauche, elle montre aux utilisateurs cibles la technique d’installation d’un système d’irrigation souterraine. Sur celle de droite, elle montre aux agriculteurs les bonnes pratiques de transport et de réception des jeunes plants prêts à la plantation.
Said Jilani Said Jilani, technicien principal à l’IO, formant un soldat tunisien en matière de taille dans le cadre de la convention de recherche et de développement qui lie l’Institut de l’Olivier à l’Office de Développement de Rejim Maatoug (guovernorat de Kebili).

Dans les régions continentales du milieu aride tunisien se caractérise par un climat chaud et sec. La moyenne des températures maximales annuelles sont de 27,9 °C. Entre juin et septembre, ces maximales dépassent 36 °C, ce qui met  en péril la vie des jeunes plants (forte mortalité la première année), suite au dessèchement. A cet effet, des contrôles très rapprochés sur le terrain nous ont permis de rationalisation les apports d’eau durant cette période cruciale, ce qui nous a permis d’avoir des taux de reprise adéquats et des croissances végétatives accélérées.
Par ailleurs, comme les agriculteurs (voire les techniciens) sont peu formés en matière d’irrigation (quantités et modes d’apport) et en conduite des vergers intensifs ; des efforts supplémentaires ont été fournis afin  de les former sur place. Par ailleurs, le bon choix des sols appropriés à l’irrigation avec des eaux salines a été instauré.

Photo.7.1.1 Effet du maque d’irrigation associée aux excès de chaleurs sur la réussite et la reprise des jeunes plants d’olivier. De même que les plantations dans des terrains salés impropres à la culture d’olivier.
Photo.7.1.2 Effet du maque d’irrigation associée aux excès de chaleurs sur la réussite et la reprise des jeunes plants d’olivier. De même que les plantations dans des terrains salés impropres à la culture d’olivier
Photo.7.2.1 Le mauvais chois des sols (sol hydro morphe, photos d’en bas) et la mauvaise conduite des arbres et de l’irrigation (photo d’en haut), sont les problèmes majeurs entravant le bon d développement de l’oléiculture pluviale en milieu aride tunisien. Pour surmonter ces difficultés, des efforts louables ont été fourni afin de vulgariser les bonnes techniques de conduite des vergers intensifs en vue d’une meilleure efficience de l’utilisation des eaux salines sans porter préjudice au capital sol.
Photo.7.2.2 Le mauvais chois des sols (sol hydro morphe, photos d’en bas) et la mauvaise conduite des arbres et de l’irrigation (photo d’en haut), sont les problèmes majeurs entravant le bon d développement de l’oléiculture pluviale en milieu aride tunisien. Pour surmonter ces difficultés, des efforts louables ont été fourni afin de vulgariser les bonnes techniques de conduite des vergers intensifs en vue d’une meilleure efficience de l’utilisation des eaux salines sans porter préjudice au capital sol.

Sous des conditions climatiques contraignantes (sécheresse et hausse des températures), rendant toute tentative d’exploitation agricole pluviale hasardeuse et à faible rente économique, le développement d’une oléiculture (en mono culture ou associée à d’autres espèces végétales telles que les espèces maraichères et les cultures fourragères pour la production animale associée), respectueuse de l’environnement est à encourager. La généralisation rationnelle de cette oléiculture écologique plus ou moins intensive donnera une valeur ajoutée à l’agriculture en milieu aride et le préservera de la détérioration en assurant sa durabilité. Elle permettra de respecter le milieu naturel fragile et améliorera le revenu des agriculteurs. Toutefois, ce développement ne doit pas être démesuré affectant la durabilité des ressources naturelles que se soit par la salinisation irréversible des sols que par l’épuisement des acquières peu renouvelables.

 

Photo.8.1 Après : Sur les sols salés et hydro morphes (mauvais choix des sols) et suite à l’utilisation des eaux salines, la dégradation de l’écosystème et certaine
Photo.8.2 Sur les sols salés et hydro morphes (mauvais choix des sols) et suite à l’utilisation des eaux salines, la dégradation de l’écosystème et certaine (photo de gauche). De même, en l’absence de l’irrigation, les plantations d’olivier finissent par se dessécher et le Sahara gagne le terrain dans le Sud tunisien où les dunes envahissent les oliveraies et interdisent la circulation des engins mécaniques (photo de droite).

L’irrigation des oliveraies par des eaux non conventuelles, associée à un paquet technique adéquat (choix des sols, qualité et quantité des sels, mode d’apport d’eau, variétés appropriées) constitue une technique profitable pour pallier au manque des pluies en milieu aride. Outre l’amélioration de la productivité des oliveraies, elle a permis une amélioration de la biodiversité par l’exploitation rationnelle du milieu naturel fragile.
Bien gérée afin d’assurer la durabilité de l’écosystème, cette pratique améliorera substantiellement le revenu des agriculteurs par la création d’emplois et de services et  améliorera l’économie de la région. Elle créera des activités supplémentaires tel que l’écotourisme et la création d’appellation d’origine des huiles produites.

Dans le cadre de cette initiative, nombreuses recherches sont développées (et en cours). Une coopération fructueuse avec plusieurs sociétés allemandes et une société tunisienne en matière d’irrigation efficiente (technologies innovatrices d’irrigation souterraine associées à l’usage d’hydro absorbant) à travers la Coopération allemande (GIZ) sont en cours. Les parcelles sièges de ces recherches sont pleinement ouvertes au public cible (agriculteurs, techniciens et décideurs) pour servir d’accessoire à la désamination des résultats obtenus. 
De nombreuses journées de démonstration et d’information, de même que des séminaires ont été organisées autour de cette innovation.