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Agroforestry for food security and sustainable development in the Territory of Gungu in Democratic Republic of Congo

Lieu: democratic-republic-of-congo, Africa
Sustainable development of small rural communities Sustainable development of small rural communities
Budget total: € 3.714.474,00 | P�riode: De mars 2009 à

Résumé

L’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté de la population du Territoire de Gungu. La mécanisation et l’agroforesterie sont développées en milieu paysan pour mettre en culture des espaces de savanes. Sur ces espaces, 550 familles d’agriculteurs sont concernées et regroupées en communautés villageoises. Elles pratiquent une agriculture durable, raisonnée et diversifiée pour augmenter et réguler l’offre en produits vivriers sur les marchés des zones rurales du Territoire qui connaissaient la disette, et dans les villes de la Province. Leurs propres associations de producteurs gèrent la vente de leurs produits. De nouvelles méthodes de transformation visent à améliorer la qualité et l’aspect nutritionnel des productions. La traction bovine et des méthodes douces de dressage sont introduites dans le Territoire. Le désenclavement de certaines zones et l’implication des structures étatiques décentralisées ont permis un élargissement de la zone d’action.

Partenaires

Hanns Seidel Foundation - République démocratique du Congo

Candidat guide

La Fondation Hanns Seidel a été fondée en 1967 en tant que fondation politique allemande proche du parti CSU (Union Chrétienne Sociale). L’objectif de l’association est de promouvoir l’éducation démocratique et civique sur la base du christianisme en Allemagne ainsi qu’à l’étranger. Elle est financée par le Ministère de la Coopération de l’Allemagne. Les 90 projets de coopération au développement dans 70 pays dans le monde se font par 4000 séminaires avec environ 200 000 participants par an. Ce sont des activités pour la consolidation de la société civile et de ses organisations, la décentralisation et la participation des citoyens, la promotion de l’état de droit, la consultation auprès des responsables de la politique, l’économie et l’administration, le renforcement du leadership féminin, la formation professionnelle et le training en management ainsi que le renforcement de la conscience écologique dans la population.

Territorial Inspection of Agriculture, Fishing and Livestock of Gungu - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

Les principales attributions de l’Inspection de l’Agriculture du Territoire de Gungu sont : - encadrer les paysans pour veiller à la bonne production et protection sanitaire des diverses cultures pratiquées dans la région (vivrières, de rente, maraîchères, etc.), des élevages, des ressources halieutiques et piscicoles ; - faire appliquer et respecter la loi et les règlements agricoles nationaux et régionaux ; - assurer annuellement le recensement de la population, des agriculteurs et des exploitations agricoles ainsi que la collecte des données de production sur le Territoire, et faire remonter ces statistiques sous forme de rapports annuels vers les services administratifs concernés au niveau du District de Bulungu et de la Province de Bandundu. Elle jouit d’un pouvoir de décision concernant les aspects fonciers dans les zones de production et joue souvent un rôle de médiateur en cas de conflits sur cette thématique. Elle participe à l’organisation les marchés agricoles et veille à maintenir la paix et le crédit des zones rurales.

Sectors of Gungu, Kandale, Kilamba, Kobo, Lozo and Lukamba - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

Les Secteurs sont les entités administratives de base en RDC. Elles sont aujourd’hui au cœur d’un processus de décentralisation engagé par le gouvernement central, et seront donc amenés prochainement à plus de responsabilités dans la gestion administrative et le développement du Territoire de Gungu. Leurs principales attributions sont de veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens, à l’entretien des infrastructures routières, à la production agricole, à l’assainissement du milieu et à la protection de la faune et de la flore.

Rural Animation Team for the Integrated Development - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

L’EARDI est née en avril 1988 pour aider à créer et accompagner des organisations paysannes (OP) dans le but d’amorcer un développement communautaire visant à lutter contre la pauvreté dans le Territoire de Gungu. Elle a organisé des ateliers et des sessions de formation, de vulgarisation et d’appui, principalement dans les domaines de l’éducation citoyenne (droits et devoirs civiques des citoyens), de l’agriculture (pour les volets productions végétales, animales et piscicoles), de la santé communautaire et des infrastructures routières. Elle a participé à la création d’une trentaine d’OP et de leur dynamique communautaire. Elle a contribué à la création et la gestion d’un centre de santé qu’elle continue de superviser jusqu’aujourd’hui. Elle a pris part à la construction de 13 ponts (188 mètres linéaires) et à la réhabilitation et l’entretien de 60 km de pistes de desserte agricole dans les environs de Gungu dans le cadre du Projet d’Appui à la Réhabilitation (PAR) financé par l’Union Européenne.

Parish Committee for the Development of Aten - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

Le CPDA a pour objet social de promouvoir et entreprendre toutes les activités compatibles au développement de son rayon d’action et des environs. Il mène principalement des activités d’animation pastorale portant sur des thématiques variées telles que : assurer la protection sociale des personnes vulnérables, promouvoir l’éducation et la santé, améliorer l’habitat rural et assainir les villages, promouvoir la production et la vulgarisation agricole, pastorale et piscicole, renforcer les infrastructures socioculturelles, assurer la promotion de la femme et le développement du genre, ou encore la gestion de l’environnement et des ressources naturelles.

Support Centre for Integral Development of Mbankana - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

Créé en 1996 au terme d'un projet d'implantation de fermiers dans un rayon d'environ 80 km autour du village de Mbankana sur le Plateau des Batékés à 145 km de la capitale Kinshasa, le CADIM est une organisation non gouvernementale et apolitique dont les domaines d'actions sont la formation, la vulgarisation et la recherche-développement dans le secteur de l'agriculture. Son principal objectif est de contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations de Mbankana et ses environs par la diffusion de systèmes agraires durables. Ses actions s'adressent aux exploitations familiales, aux associations paysannes et aux institutions publiques et privées du Plateau des Batékés en vue de leur participation effective et consciente à la gestion des ressources naturelles, à la réalisation de micro-projets générateurs de revenus, à l'émergence de l'entreprenariat rural et à la sédentarisation de l'agriculture.

Delegation of the European Union in DRC - République démocratique du Congo

Partenaire de l'initiative

La population rurale du Territoire de Gungu, sous l'encadrement des responsables administratifs, occupe les espaces de savanes traditionnellement gérés par la coutume, pour développer une agriculture durable qui offre dès à présent une meilleure alimentation aux populations de la région et encourage les échanges commerciaux.

Jusqu’à présent, le mode d’occupation des terres par l’agriculture était régi par la coutume sans prendre en compte les nouveaux enjeux induits par une démographie en augmentation qui sollicite de plus en plus les ressources naturelles et entraîne une modification des paysages.

On assiste aujourd’hui autour de Gungu à une distribution des terres agricoles raisonnée au profit de familles d’exploitants autochtones engagés dans une agriculture durable pour de meilleurs résultats contribuant au développement des communautés locales.

Ce changement de comportement des gérants traditionnels des terroirs villageois est le résultat d’un dialogue encouragé par le Projet entre les chefs coutumiers et les entités administratives de base qui ont été sensibilisées et formées à ce travail.

Il est le lien entre la politique de gestion du Territoire et l’adaptation de la coutume aux enjeux du moment.

La distribution traditionnelle des terres agricoles. Selon la coutume dans le Territoire de Gungu, les paysans doivent demander l’autorisation d’ouvrir et mettre en culture des champs aux gérants des terrains concernés, les Chefs de terre. Ceux-ci leur accordent ce droit en échanges de rétributions généralement, comme une part des productions par exemple, mais le plus souvent pour 1 ou 2 années consécutives seulement. Les agriculteurs de la région n’ont donc pas la possibilité de mettre en valeur et d’exploiter des terrains de manière durable.
Un nouvel accès à la terre A l’image du village Mindele, Secteur Kilamba, les Chefs de terre mettent à disposition des communautés villageoises des surfaces d’au-moins 100 ha, qui sont subdivisés en parcelles égales que les ménages concernés (A, B ...) exploitent au fil des campagnes agricoles (1, 2 ...). En début d’Action, l’EARDI et le CPDA ont joué le rôle de médiateur dans les discussions au niveau des villages. Aujourd’hui les Chefs de Secteur s’impliquent à ce niveau pour ouvrir de nouveaux sites agroforestiers.

Comme dans l’ensemble de l’Afrique centrale, les populations des environs de Gungu vivaient de l’exploitation des forêts et des cultures sur les sols fertiles libérés par la déforestation. Malgré le climat tropical et quelques galeries forestières souvent développées sur des marécages, la région de Gungu connait depuis toujours une relative pauvreté en raison de la domination des savanes à sol sablonneux dans son paysage.

Pour faire face à la raréfaction des ressources forestières, l’activité agricole s’est déplacée vers les savanes. C’est une agriculture de subsistance essentiellement entreprise de manière manuelle par les femmes traditionnellement, et qui n’a pas fait l’objet d’adaptations techniques garantissant des rendements suffisants.

Cette diminution des ressources agricoles, accompagnée d’un manque d’échanges commerciaux entre des zones souvent isolées, a conduit à une paupérisation des populations rurales qui n’ont pas développé d’autres activités rémunératrices.

Champ de manioc en savane. Pour essayer de compenser la faible fertilité des sols sablonneux de savane, des billons sont généralement réalisés dans les champs afin d’enfouir la végétation herbacée et d’exploiter la matière organique qu’elle constitue. Mais le problème des variétés de manioc locales peu productives et facilement sujettes aux maladies reste entier.
Des galeries forestières qui courent le long des rivières. Ces galeries développées dans les vallées qui tranchent les plateaux de savane du Territoire de Gungu, sont les principales ressources en bois de la région. Elles sont des espaces de chasse, de cueillette, d’agriculture, de pêche et d’initiation des jeunes garçons selon la tradition. Mais elles sont menacées par la pression anthropique liée à l’augmentation démographique, qui a déjà fait disparaître une partie de la faune sauvage qui peuplait auparavant ces forêts, comme les singes par exemple.
La boule nationale. Tel est le nom familier de la boule de fufu, une pâte préparée à base d’un mélange de farines de maïs, de millet et de manioc. C’est la base de l’alimentation dans le Territoire de Gungu puisque la population consomme le fufu à chaque repas ! Une fois englouti, il vous pèse dans l’estomac et vous donne la sensation d’être rassasié. Un habitant de la région de Gungu sans son fufu est une personne triste !
Le pilon et le mortier. A toute heure de la journée, vous pouvez entendre résonner dans la cité de Gungu et les villages du Territoire le bruit du pilon qui cogne le mortier. Ce sont les femmes ou les enfants qui pilent le maïs, le millet, ou les cossettes de manioc le plus souvent, pour les réduire en farine qui sera utilisée pour préparer le fufu quotidien.
Welcome to Gungu ! Réalisé par Dorian Merciai, août 2014. Vous cheminez jusqu’à Gungu pour y découvrir la vie quotidienne des habitants de la cité et des villages environnants. Le Territoire vous offre ses vastes paysages et vous partez à la rencontre de la population qui témoigne de la situation sociale et économique de sa région. Bienvenue au cœur d’une des régions les plus authentiques de la République Démocratique du Congo, et qui se fait le reflet des principaux challenges à relever pour les autorités et les populations de l’intérieur du pays.

Les paysans ont augmenté leurs productions de manière insoupçonnée. Ils sont maintenant capables d’assurer l’alimentation familiale et vendre des surplus pour mieux subvenir aux besoins quotidiens, à la scolarité des enfants et aux soins médicaux.

Des ponts ont été construits pour désenclaver des zones où régnait la disette, qui sont devenues aujourd’hui des greniers pour les villages alentours.

Les producteurs se sont professionnalisés techniquement et organisés pour se regrouper en associations qui gèrent leur filière de commercialisation.

Ils diversifient leurs activités avec de l’apiculture, du transport attelé et une production de charbon de bois à venir.

Les parcelles mises en culture dans un premier temps ont laissé la place à des plantations d’acacias qui totalisent plusieurs centaines d’hectares et représentent la future source d’approvisionnement en charbon de bois des villes de la Province.

Ces résultats valorisent une pratique de l’agriculture auparavant marginalisée.

Des dépôt de vente régulièrement approvisionnés. Des productions provenant des sites agroforestiers sont régulièrement acheminées dans les deux dépôts construits par le Projet en début d’Action (ici celui de Gungu). L’offre en produits vivriers de base y est ainsi quasi permanente. Ce qui n’était pas le cas avant l’arrivée du Projet. A l’époque, de tels dépôts n’existaient d’ailleurs tout simplement dans la zone d’Action.
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Carte de la zone d'action du Projet Gungu. La carte montre les principales informations à savoir sur la zone d'intervention du Projet.
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Plantations et productions du Projet Des graphiques vous présentent les plantations d'acacias et les productions agricoles (manioc, céréales et légumineuses) qui ont été réalisées depuis le commencement du Projet Gungu jusqu'à ce jour.

L’Action s’est d’abord concentrée sur l’augmentation des surfaces cultivées, l’appui en matériel végétal amélioré et l’amélioration des itinéraires techniques culturaux pour accroître l’activité agricole, augmenter les rendements et ainsi améliorer l’alimentation et l’économie des populations rurales du Territoire.

Les bénéficiaires finaux sont les populations urbaines, avec en premier lieu les ménages de la cité de Gungu qui auparavant faisaient face à insuffisance de produits vivriers et surtout à des pénuries annuelles de manioc qui constitue pourtant la base de l’alimentation dans la région.

La ville de Kikwit et la capitale Kinshasa ont aussi été ciblées pour la vente de surplus de production.

Dans les environs des zones d’intervention, le monde paysan profite également d’une diffusion des techniques et du matériel végétal utilisés par les producteurs directement impliqués dans le Projet.

Innombrables enfants ! En parcourant les villages, il est difficile de ne pas être impressionné par la multitude d’enfants de tous âges que vous pouvez voir jouer innocemment autour des maisons, dans les rues ou les cours d’école. Malheureusement ce sont eux qui pâtissent le plus de l’insécurité alimentaire, étant traditionnellement les derniers à pouvoir se servir et manger lors des repas en famille, une fois que les adultes ont pris leur part. Il ne reste alors plus forcément grand-chose à se mettre sous la dent.
Les mamans ne sont plus seules à faire le champ ! En plus de s’occuper des enfants et d’être chargées de la majorité des travaux domestiques, les femmes sont traditionnellement responsables de mener les travaux agricoles familiaux. La stratégie du Projet Gungu, qui consiste à ce que les hommes mènent l’ensemble des travaux agroforestiers aux côtés de leurs femmes, est un grand soulagement pour ces courageuses mamans.
Récolte du manioc en famille dans le site Kamwania (Zone Gungu/EARDI). Au cours des 2 saisons pluvieuses qui couvrent la majorité de l’année, en parallèle de la mise en culture, de l’entretien et du boisement de leurs champs, les familles de producteurs récoltent les tubercules de manioc frais, les épluchent (ici à l’ombre de leurs acacias), les font rouir (tremper dans l’eau) et enfin les laissent sécher, ce qui les transforme en cossettes de qualité. Ils les vendront ou les pilleront en farine pour les consommer sous forme d’une boule de pâte appelée fufu.
Qu’a fait le Projet Gungu ? Réalisé par Dorian Merciai, août 2014. Vous rencontrez des bénéficiaires dans leur environnement familier, qui témoignent de l’impact de l’Action sur leur vie quotidienne et sur la cité de Gungu et ses environs : comment les appuis du Projet et les activités mises en œuvre ont amélioré le mode de vie et les activités agricoles des producteurs directement impliqués, ainsi que l’offre en produits vivriers et l’économie qui en découle dans le Territoire et au-delà.
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Quelques données sur la sécurité alimentaire dans le Territoire de Gungu. Voici le rapport de l'ONG Action Contre la Faim (ACF) sur les résultats d'une enquête sur la nutrition et la sécurité alimentaire des enfants menée dans la zone de santé de Gungu en avril 2012 (http://www.actionagainsthunger.org/sites/default/files/publications/Enquete_Multisectorielle-_Nutrition_et_Securite_Alimentaire_DRC_04.2012.pdf).
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Quelques données sur les ménages impliqués dans le Projet Gungu. Ce document présente des graphiques sur le nombre des ménages menant les activités d'agroforesterie et leurs productions moyennes depuis le commencement du Projet jusqu'à ce jour.

Dans une première phase, une trentaine de personnes ont participé à l’encadrement des activités. Une équipe technique a assuré la gestion administrative, matérielle et logistique, et certains de ses membres ont mené les activités de terrain aux côtés des techniciens et animateurs des ONG partenaires spécialisées dans le développement rural. Des consultants ont apporté des appuis ponctuels sur des aspects de dressage, de production végétale et de construction.

Ce staff a été restreint par la suite, pour élargir la collaboration avec les services étatiques en impliquant des Chefs de Secteur, et des agronomes de Secteur supervisés par l’Inspecteur de l’Agriculture, L’effectif permanent est finalement resté sensiblement le même.

A part le chef de projet expatrié, toutes les personnes impliquées sont congolaises, et originaires de la zone d’action pour la plupart.

La direction du Projet pilote les activités sur place, accompagnée par le représentant de la FHS et son équipe à Kinshasa.

L’animateur infatigable. M. Willy (à droite) est impliqué dans le Projet depuis sa création. Son expérience d’animateur pastoral lui a conféré une réelle proximité avec les familles de producteurs, qui lui a permis d’adapter son accompagnement en fonction des tempéraments de chacun. Sa connaissance du milieu et des pratiques agricoles locales ont aussi permis d’adapter les activités au contexte de la zone d’Aten. Son assiduité et son exemplarité ont fortement contribué à la bonne dynamique du Projet dans cette zone.
L’homme à tout faire. Martin est un des anciens chauffeurs de la FHS. Il gère aussi à distance sa ferme à Mampu où il a travaillé dès la création du massif. L’agroforesterie n’a aucun secret pour lui, de même que la conduite de divers engins sur tous types de routes. Il est le doyen du Projet Gungu et un pilier de l’équipe, d’autant que n’importe quelle tâche peut lui être confiée ou presque. Il est une source de motivation pour les producteurs, de par son bagout et sa grande expérience qu’il partage volontiers.
Une équipe de choc ! Réalisé par Dorian Merciai, août 2014. Des membres des équipes impliquées dans le Projet évoquent leurs rôles, leurs tâches quotidiennes et la façon de les mener à bien. Depuis la Direction et les partenaires jusqu’aux spécialistes des moteurs et des pistes de brousse, en passant par les animateurs, découvrez qui sont les protagonistes de l’Action et comment ils parviennent à faire tourner la modeste machine à développement qu’est le Projet Gungu, pour lui faire atteindre ses objectifs.
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf L'organisation du Projet Gungu. Ce document présente les organigrammes des équipes des 1e et 2e phases du Projet Gungu.

Le point le plus stratégique a certainement été de réussir à convaincre les communautés villageoises de mettre à disposition de grandes superficies de terres pour lancer les activités culturales et de boisement.

Au commencement de l’Action, les chefs coutumiers et leurs populations se sont souvent montrés sceptiques envers les activités proposées, par souci de protection de leur patrimoine foncier essentiellement.

La proximité avec les communautés villageoises, les échanges et les sensibilisations au quotidien ont néanmoins permis de gagner leur confiance. D’autant que les sites les plus performants ont constitué une véritable démonstration par l’exemple pour l’ensemble de la population.

Les concessions privées et leur mode de gestion ne se sont finalement pas avérés favorables aux activités entreprises, contrairement aux terres claniques villageoises qui constituent aujourd’hui une voie privilégiée pour l’expansion de l’Action.

Chef coutumier au village Kitembo (zone Gungu/EARDI). A son image, les Chef de terre n’ont pas facilement accepté de céder des grandes superficies de terres cultivables pour les activités du Projet à son commencement. Il a fallu de la patience aux équipes techniques et aux animateurs pour mener les innombrables séances de sensibilisation et de vulgarisation qui ont permis de les convaincre du bien-fondé de l’agroforesterie au profit des communautés villageoises. Grâce aux bons résultats de la première phase, ce travail est facilité aujourd’hui.
Le mobilisateur clé. M. Sumey est un personnage connu de la société civile dans le Territoire de Gungu. Il s’est beaucoup investi avec l’EARDI pour le développement de la région. Il a grandement favorisé l’implantation du Projet, en réussissant à sensibiliser et mobiliser un grand nombre de communautés villageoises et leurs chefs coutumiers. Aujourd’hui, il aide surtout à maintenir la bonne évolution des activités en s’impliquant dans la résolution des conflits sociaux qui ne manquent pas dans la contrée.

L’agroforesterie développée par l’Action met à profit la récente introduction des labours mécanisés, sans toutefois dépendre de cette innovation pour la durabilité du programme.

Les surfaces initialement labourées par tracteur restent systématiquement occupées par des jachères boisées après le cycle des cultures.

La reprise d’un cycle de culture sur ces mêmes parcelles se fera après la transformation des acacias en bois énergie.
Cette phase d’exploitation libèrera la parcelle à cultiver en laissant un sol meuble enrichi en matière organique ne nécessitant ni labour, ni engrais.

Pour les exploitants, cela représente à la fois une économie et l’assurance de pouvoir continuer l’activité débutée.

Ce système permet d’alléger la pression exercée sur les écosystèmes forestiers par l’agriculture, ainsi que par la production de bois de feu ou de charbon de bois destinée à répondre aux besoins des ménages villageois mais aussi à la demande des centres urbains voisins qui se développent.

Tous à la pépinière. Planter des arbres ne fait pas partie de la culture de la population congolaise. Les planter dans les champs encore moins. Il faut quelques années pour que les paysans impliqués dans le Projet s’approprient réellement les activités d’agroforesterie et respectent les itinéraires techniques, notamment pour les pépinières. Les enfants aident généralement leurs parents à arroser et entretenir les plantules d’acacias. La conscience écologique est en marche dès le plus jeune âge avec le Projet Gungu.
Dans les forêts d’acacias. Réalisé par Dorian Merciai, août 2014. Des producteurs vous invitent à visiter leurs pépinières d’acacias et à sillonner les plantations qui en ont découlé. Avec des animateurs, ils vous parlent des produits que ces massifs leur apportent dès aujourd’hui, et de ce qu’ils leur procureront dans les années à venir. Pour vous permettre de fuir le soleil et la chaleur étouffante des savanes, les fraîches et luxuriantes forêts d’acacias vous accueillent et vous laissent le plaisir de profiter de leur ambiance reposante.
../file-system/small/ppt ../file-system/small/ppt L'itinéraire technique de l'agroforesterie avec l'acacia auriculiformis. Un diaporama vous explique en détail les avantages du système agroforestier développé à Mampu, sur le plateau des Batékés non loin de Kinshasa, et qui y a fait ses preuves. Comme pour les autres actions d'agroforesterie menées par la FHS, le Projet a repris cet itinéraire technique en l'adaptant au contexte du Territoire de Gungu au niveau des rotations agricoles pratiquées localement.

Par ses résultats probants et son impact sur la durée, l’Action a récemment suscité l’intérêt du Ministre national de l’Agriculture de la RDC venu en visite à Gungu aux côtés de l’Ambassadeur de l’UE.

Convaincu du bien-fondé de l’agroforesterie pour faire face aux problématiques agricoles locales, il a fait part publiquement de sa volonté d’étendre de telles activités dans la Province voire en dehors à travers l’implication de l’Etat.

Les autorités locales et la population sont aussi demandeuses de l’expansion des activités sur une plus grande partie du Territoire. L’expérience qu’engrangent les personnels des Secteurs, les ONG associées et les associations de producteurs leur donnera les compétences suffisantes pour cela.

L’intégration constatée de l’agroforesterie dans les programmes d’enseignement d’Instituts Supérieurs Universitaires du Territoire, dont certains ont mis en place des plantations avec l’appui du Projet, pourra renforcer cet élan.

../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf L'agroforesterie enseignée dans le Territoire de Gungu. Ce document montre que l'agroforesterie est devenue un domaine enseigné dans certains Instituts Supérieurs Universitaires du Territoire. Il présente l'avis d'inscription 2014-2015 de l'Institut Supérieur d'Etude Agronomiques (ISEA) Kiyaka de Gungu, puis un dossier sur la récente création de l'Institut Supérieur d'Agroforesterie et de Gestion de l'Environnement (ISAGE) d'Aten qui contient notamment la proposition d'un projet agroforestier à mettre en oeuvre sur son site.
../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Revue de presse. Ce document présente des articles de la presse congolaise édités suite à la visite sur le Projet Gungu du Ministre national de l'Agriculture, Elevage, Pêche et Développement rural de la RDC, accompagné de l'Ambassadeur de l'Union Européenne en RDC en juin 2014.

Pour réussir à implanter ses activités au sein d’un milieu profondément ancré dans la coutume, le Projet s’est d’abord employé à mener des actions de sensibilisation auprès de la population et des autorités coutumières et administratives.

Il a aussi organisé une foire agricole à Gungu et des visites de la plantation de Mampu, berceau de l’agroforesterie en RDC, pour marquer la conscience collective et permettre aux protagonistes de se familiariser avec les innovations proposées.

La réussite de la première phase permet maintenant de divulguer légitimement les activités à plus large échelle.
Le Projet Gungu a été présenté lors d’un séminaire agroforestier organisé par la FHS à Lubumbashi (Province du Katanga, RDC) fin 2013.

Il a été évoqué au cours de la visite du Responsable des projets d’agroforesterie de la FHS à la Commission Européenne début 2014.

Tandis que le site internet de la FSH en RDC, actuellement en cours de modification, lui réservera une belle place.

../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf La FHS organise des conférences sur l'agroforesterie. Ce document rassemble : - le programme d'une conférence sur l'agroforesterie réalisée pour l'Union Européenne à Bruxelles en mars 2014, à laquelle a pris part le Responsable des projets d'agroforesterie de la FHS, fondateur du Projet Gungu ; - un rapport résumant le séminaire agroforestier tenu en novembre 2013 à Lubumbashi, Province du Katanga, RDC.