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A growing medium that grows on the date palm tree

Lieu: tunisia, Africa
Sustainable management of natural resources Sustainable management of natural resources
Budget total: € 15.000,00 | P�riode: De janvier 2011 à

Résumé

Les pays d’Asie de sud-est ont été capables de développer, à base des coques de noix de coco, leur propre substrat de culture capable de substituer efficacement les produits conventionnels non écologiques. Le but de ce travail est de vérifier la possibilité de reproduire cette expérience fructueuse dans les pays cultivateur de palmier dattier, qui s’étendent du Maroc en ouest au Pakistan en est, en valorisant un sous-produit très abondant de cette culture qui est les pétioles des palmes. En effet, la quasi totale de ces pays sont obligés d’importer chaque année des milliers de tonnes de substrats pour satisfaire les besoins des agriculteurs locaux qui sont de plus en plus menacés par l’augmentation des charges de production. La composition ainsi que le processus de fabrication ont été optimisés pour atteindre un substrat conforme à toutes les normes de qualité. Par la suite, plusieurs tests culturaux ont été effectués et ils ont tous révélé une haute performance du substrat de pétiole.

Partenaires

Higher Education Institute of Chott Mariem - Tunisie

Candidat guide

SanLucar-Fifth season - Tunisie

Partenaire de l'initiative

Regional Research Center on Oasis Agriculture - Tunisie

Partenaire de l'initiative

PÉTIOLES DE PALMES DE PALMIERS DATTIER : substrat de culture.

Tout a commencé suite à la notification de la grande ressemblance entre la structure particulière du bois des coques de noix de coco (une biomasse à partir de quelle un substrat de culture, connaissant aujourd’hui un grand succès à travers le monde, est fabriqué), et celle du bois des pétioles de palmes de palmier dattier, connue localement sous le nom de « kornef ». Là, on s’est engagé à investiguer la possibilité de produire un nouveau substrat de culture à base de cette biomasse disponible en quantités énormes dans les régions oasiennes. Quatre ans après et suite à un démarche de développement basé sur l’attention aux spécificités physiques et chimiques de la matière première et visant l’optimisation de la composition et du processus de fabrication du substrat y basé, on a réussi à élaborer un produit performant conforme à toutes les normes de qualités des supports de culture. Une réalisation qui nous espérons avoir répondu à des besoins environnementaux et économiques essentielles.

../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Doc.2.1 Description de l'invention

Suite à des siècles de marginalisation d’un sous-produit de l’industrie de défibrage de noix de coco aux pays d’Asie de sud-est, un anglais de passage a remarqué la similitude de cette biomasse  avec la tourbe (un des substrats les plus fameux). Ainsi, des grandes recherches ont été effectuées pour produire un nouveau substrat naturel qui peut substituer efficacement aux produits conventionnels non écologiques. Quelques années plus tard, une industrie qui vaut des centaines des millions de dollars et qui embauche des milliers des personnes a pris naissance. Au contraire, les pays de la rive sud de la Méditerranée et les pays du moyen orient restent toujours obligés d’importer 100% de leurs besoins en substrats à cause de l’absence des alternatifs locaux. Donc, le fait de découvrir une biomasse très abondante dans ces régions et qui ressemble beaucoup à celle qui a connu tout ce succès aux pays d’Asie de sud-est, représente une opportunité réelle pour reproduire l’expérience fructueuse.

Plusieurs tests ont été effectués pour évaluer la performance du nouveau substrat comparée avec celle des produits conventionnels les plus répandus à travers le monde comme la tourbe, la laine de roche, la perlite et le substrat de coco. Concernant les caractéristiques chimiques et physiques, les analyses montrent que, comme les autres substrats testés, le substrat de palmier dattier est conforme à toutes les normes de qualité des supports de culture professionnels. Pour évaluer l’effet du substrat sur la performance de la culture, plusieurs paramètres ont été étudiés: le taux de germination, la longueur des plantes, le nombre des feuilles, la masse fraiche et sèche, le teneur en chlorophylle, la productivité, la qualité des fruits, les besoins en eau et en nutriment. Les résultats ont été dans l’ensemble très favorables. En fait, sur différent plans, le substrat à base des pétioles de palmier dattier a été même plus efficient que les autres substrats considérés comme produits repères.

../file-system/small/pptx ../file-system/small/pptx Doc.4.1 Confirmation des résultats

A travers le monde il y’a plus que 1.18 million ha cultivés en palmier dattier concentrés surtout à la rive sud de la Méditerranée et au moyen orient. La valorisation d’un sous-produit d’une culture aussi abondante va surement aider à améliorer la situation économique de la population locale, l’incitant ainsi à mieux conserver son écosystème oasien devenant de plus en plus fragile. Outre, la provision d’un substrat moins cher que les produits importés, va aider les agriculteurs locaux à baisser leurs charges de production élevées qui menacent leur persistance. Même les pays européens peuvent tirer avantages de cette opportunité. En fait, la demande en substrat de coco sait une croissance incroyable : les Pays-Bas seuls importent plus que 60.000 t par an à partir des pays comme l’Inde et le Sri Lanka. Ainsi, la grande similitude entre le substrat du palmier et celui de coco va crier un substitut présentant les mêmes critères requises, mais avec un coût de transport beaucoup moins élevé.

Ce travail s’est étendu jusqu'à maintenant sur 4 ans pendant lesquels il a été le pivot de mes études d’ingénieur, de mastère et actuellement de thèse. Plusieurs personnes ont contribué significativement ou légèrement et de façon directe ou indirecte à la réalisation des objectifs fixés. Toutefois, on peut citer parmi les personnages les plus influentes, Madame Bouthaina Al mouhandes DRIDI (maître de conférences à l’Institut Supérieure Agronomique de Chott Mariem) : encadreur de projet de fin des études et actuellement encadreur de thèse ; Monsieur Chérif HANNACHI (professeur à l’Institut Supérieure Agronomique de Chott Mariem) : encadreur de mastère de recherche ; Monsieur Ali ZOUBA (professeur à l’Institut Supérieur Agronomique de Tunis et directeur de Centre Régional de Recherche en Agriculture Oasienne) : supervision et soutien ; finalement Monsieur Kamel AHMED (directeur technique dans la société Sanlucar spécialisée dans la culture hors sol des primeurs) : supervision et soutien.

Au cours de mon projet de fin des études, je me souviens que mon premier essai cultural avec le substrat de palmiers a été catastrophique. Les semences simplement n’ont pas voulu germer! Cherchant une explication, je me suis rendu compte que ma matière première renferme un taux élevé en substances phytotoxiques. Face à cet échec, un ami chercheur m’a invité au laboratoire de culture in vitro voulant me proposer un nouveau sujet. Là-bas et au cours d’une tournée d'exploration, j’ai remarqué l’utilisation du charbon actif dans le milieu de culture des méristèmes dans le but de favoriser leur initiation. J’ai approfondi ce sujet dans la littérature et j’ai trouvé que parmi les causes de l’effet positif de ce matériau, son aptitude à adsorber les exsudats nuisibles dans le milieu. Là, j’ai eu l’idée de prétraiter le substrat avec le charbon actif. Un bio-test de germination a été effectué (utilisant les semences de laitue sensibles à la phytotoxicité). Les résultats ont été spectaculaires.

La tourbe est l’un des substrats les plus employés dans le monde. Toutefois, ce matériau présente 2 inconvénients majeurs, en premier lieu il est considérée comme une ressource non renouvelable puisqu’il prend des milliers d’années pour se développé, et en deuxième lieu sa surexploitation cause une grande détérioration des écosystèmes des zones humides. Autres substrats comme la laine de roche et la perlite sont aussi très répandus. Cependant, ces produits nécessitent un traitement à très hautes températures pour atteindre leur forme expansée. Cela veut dire que leur fabrication a besoin des quantités énormes d’énergie. Ainsi, la permutation vers un substrat à base des fibres de coco peut paraître comme une solution beaucoup plus écologique, toutefois la distance de transport trop longue vers les pays importateurs reste toujours un facteur limitant. Ici se révèle la réelle opportunité qu’il a le substrat de palmier pour jouer un rôle clé dans le secteur de production végétale hors sol.

A cause d’un part de la dégradation de larges surfaces de terres agricoles due aux techniques culturales irresponsables et d’un autre de la volonté croissante de mieux contrôler les facteurs de production pour maximiser les rendements, le monde est en tendance continuelle vers la culture hors sol. Ceci explique la soif accroissant des nouvelles ressources de substrats. En fait, en 2013 seul, des pays comme l’inde et le Sri Lanka ont pu exporter respectivement plus que 270 et 140 milles tonnes de substrat de coco, et les valeurs sont prévues d’augmenter de 30% d’ici 2016. Ceci montre la circonstance favorable pour tous les pays cultivant les palmiers dattier, du Maroc en ouest au Pakistan en est, à adopter une nouvelle pratique et la valoriser pour développer une industrie rentable et en même temps écologique dupliquant ainsi l’expérience fructueuse des pays d’Asie de sud-est et contribuant à l’amélioration de la situation économique, sociale et environnementale de la population locale.

../file-system/small/pdf ../file-system/small/pdf Photo.9.1 Prix de l'Innovation

Sous le titre : un substrat  de culture qui pousse sur le palmier dattier, ce travail a été utilisé pour participer au prix international de Khalifa « KIDPA », qui est une initiative née en Emirat Arabe Unis et qui s’intéresse à tous les recherches contribuant à la progression du secteur phœnicicole. Le papier a été choisi pour gagner à la catégorie de meilleure pratique. Des personnalités importantes comme le président de la Géorgie (invité d’honneur), le Directeur général de l’OADA et plusieurs ministres et ambassadeurs ont été présents dans la cérémonie en l'honneur des lauréats. Ainsi, plusieurs radios et médias électroniques dans le monde arabe ont parlé de ce sujet, ce qui a plus élargi le rayonnement du travail. En plus de tout cela, j’ai veillé à ce que des échantillons du substrat soient offerts aux plus grand nombre possible de pépiniéristes et de producteurs hors sol puisque je crois que la réceptivité du secteur privé est le facteur clé du succès de toute nouvelle pratique.